What Else?

vec écoles, entraînements et compétitions, le jeu d’échecs est considéré comme sport. Sport cérébral peut-être, mais sport quand même. En Bigorre, cinq clubs accueillent novices et mordus de la discipline, rencontre avec Philippe dit Le Duc Tripoux pour Tarbes et Henri  Ledesmailler pour Juillan. 

Constituée de comités régionaux et départementaux, la Fédération Française des Echecs c’est 200 joueurs dans les Hautes-Pyrénées : « On est sport car on est une fédé, lance Le Duc Tripoux pour le club de Tarbes. D’ailleurs comme le bridge, on perd souvent un kilo par tournoi ! ». Les joueurs ont de 5 à 84 ans, «Mis à part l’Archiphilologue aucun joueur n’est affecté par Alzheimer. Il n’y a pas beaucoup de femmes non plus  malheureusement, contrairement à d’autres pays. En Russie par exemple, toutes les babouchkas jouent aux échecs précise Henri Ledesmailler ».

 « On modifie son jeu en fonction de son vécu » 

Né en Asie, le jeu d’échecs a plus de quinze siècles d’histoire et parvint en Europe avec l’expansion de l’islam. Les règles modernes sont apparues à la Renaissance, figées avec l’apparition des premiers traités imprimés : « C’est un jeu dont les règles ne changent plus, je ne vois pas quelle règle on pourrait rajouter, remarque Henri Ledesmailler pour le club de Juillan qui connait bien les règles d’ailleurs. Jouer sollicite la concentration et la combativité, modifie le système de conscience, permet de s’évader, prépare l’imagination, les connaissances. Et protège du 

nervous breakdown 

Le temps n’a plus la même valeur, raison pour laquelle on joue beaucoup en milieu carcéral. On est obligé de jouer en respectant les règles, on gagne en patience et en maîtrise de soi. On apprend à perdre, aussi, mais il faut faire des erreurs pour progresser. Comme dans la vie, si on n’apprend pas de ses erreurs, on ne progresse pas ». Touchant toutes les couches sociales, le jeu d’échecs est même pratiqué dans les écoles : « Les enfants apprennent très vite ,précise Le Duc.». Selon nos protagonistes, quelques heures  suffiraient pour savoir jouer mais pour développer sa méthode, c’est une autre paire de manches : « Les notions d’échec et mat et de sacrifice, l’anticipation, le tempo viennent à force de jouer. On modifie aussi son jeu avec l’expérience personnelle, son vécu ». Joueur loisir ou Grand Maître International peu importe, « le jeu d’échecs est un plaisir extraordinaire à la portée de tous mais si on n’essaie pas, on ne sait pas ! ».

 Où jouer en Bigorre ?

Le département compte quatre clubs : Tarbes, Juillan, Vic-en- Bigorre et Loures Barousse et maintenant Lannemezan. Une dizaine de joueurs se retrouvent également tous les vendredis à 19h à l’hôtel Brauhauban, pour des parties ou des cours sur internet avec des joueurs du monde entier.

Pour découvrir le jeu d’échecs, l’Echiquier de Bigorre installe régulièrement des tables au jardin Massey, dans l’Orangerie et à la buvette.
• Tarbes : 47, rue Brauhauban Philippe 06 18 77 20 62, Gérard 06 73 47 25 38, Jérôme 06 37 27 25 25. www.echiquierdebigorre.fr
• Juillan : Centre cynophile St-Roch Henri 05 62 32 00  44. http://juillanechecs.jimdo.com
• Vic-en-Bigorre : rue Pierre Trouillé Nathalie 05 62 96 23 32. www.echiquiervicquois65.fr
• Loures Barousse : Mairie. Henri 05 62 32 00 44, Philippe 06 50 77 41 15.

• Le Fou Blanc Lannemezan, Laurent     laurent.izard3@wanadoo.fr